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Ô Mali, si tu savais…

Nous inaugurons notre nouvelle rubrique « courrier des lecteurs » avec cet article de Jean Pierre T. et nous vous invitons à nous envoyer vos articles sur contact@lameutefrance.fr

Outre les grands discours sur « l’amitié » entre la France et celle-ci, on peut se poser la question de la présence française au Mali, à part, bien sûr, la guerre contre le terrorisme vendue comme on vendrait une voiture : en mentant comme un arracheur de dents.

Mais d’abord un peu d’histoire et de géographie du Mali.
La république du Mali, dans sa forme longue, est une ancienne colonie française de 1880 au 22 septembre 1960, date de l’éclatement de la fédération du Mali regroupant le Sénégal et la République Soudanaise.
Avec une économie essentiellement basée sur l’agriculture, le Mali est l’un des pays les moins avancés sur le plan économique et social, tout en faisant partie de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine.
 Le français en est la langue officielle, mais c’est le Bambara qui est le plus usité.
La religion principale est l’Islam à plus de 94%, les catholiques représentants 2,4% de la population.
Sa capitale, Bamako, comptait, en 2019, 2.059 millions d’habitants. 80% de la population travaille dans l’agriculture, dont 10% de nomades, et seulement 20% dans les secteurs industriels.
Le Mali est le plus vaste état d’Afrique de l’ouest avec 1 241 238 kilomètres carrés de superficie, enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale, entre le tropique du Cancer et l’équateur avec une population variable de moins de 5 habitants au km² au nord à 90 habitants au km² au sud. Il a conservé les frontières de l’époque coloniale avec la Mauritanie, l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal.

Depuis l’indépendance, le Mali s’est enfermé dans un cycle « république-dictature » au gré des coups d’états, tantôt dirigé par des démocrates ou semblants, et dictateurs militaires, ainsi que par des rebellions sporadiques de tribus ou mouvements, venant principalement du nord du Mali (Touaregs, Ansar Dine, Mujao, Aqmi), le dernier coup d’état en date du 22 mars 2012 par des militaires, fit 1 mort et une quarantaine de blessés.

Pourquoi nos soldats sont au Mali ?

On pourrait hausser les épaules en disant « eh bien, pour faire la guerre aux djihadistes pardi ! ». Ce qui pourrait être vrai, évidemment, quoi que l’on pourrait aussi penser que le « combat » serait plus efficace en commençant par défendre notre sol… mais à y regarder de plus près, la sacro-sainte économie et la défense d’intérêts bien particuliers anime peut-être bien plus nos gouvernants, ou pseudo-gouvernants…

François Hollande reçoit le 15 novembre 2012 le président Nigérien pour discuter d’une intervention militaire ET d’une protection des exploitations françaises d’uranium au Niger, à la frontière du Mali.

Pourquoi demander intervention et protection de sites d’exploitations d’uranium au Niger alors que le Mali est seulement menacée de l’intérieur et qu’aucune attaque n’est dirigée vers les frontières ?

Devant la progression des djihadistes dans le nord, le Tchad se porte au secours du Mali avec d’importants moyens militaires et la France DEMANDE à l’ONU l’accord pour déclencher une intervention militaire, l’Opération Serval.

On notera que le Mali n’a pas sollicité l’aide de la France qui intervient donc dans un pays sans motif évident et sans y être invité !

Puis après un recul et une autre progression des groupes djihadistes l’Opération Barkhane se substitue à l’Opération Serval pour « sécuriser la bande sahélo-saharienne ». L’intérêt pour cette région pourtant quasi désertique semble se trouver dans le sous-sol, car le Mali est reconnu pour sa richesse en pierres précieuses, métaux dont l’or principalement qui connaît une exploitation intense, et les fossiles.

Il est d’ailleurs le troisième exportateur d’or derrière l’Afrique du Sud et le Ghana.

Sachant que la production d’or a doublée en 2 ans (2000-2002) pour représenter 12% du PIB du Mali, on commence à voir d’un autre œil la « guerre » contre le djihadisme surtout si l’on prend en compte que le Mali, de plus, compte parmi ses partenaires commerciaux 6 pays européens dont la France et la Grande Bretagne qui a quitté l’Europe depuis peu.

Que le Mali est, nos amis anti-esclavagistes vont s’en réjouir, le premier producteur de coton de l’Afrique au sud du Sahara.

Le Mali, n’en déplaise à la bienpensance qui veut nous faire prendre les réfugiés Maliens pour ce qu’ils ne sont pas, est en passe de devenir une grande puissance agricole de la sous-région en possédant le premier troupeau de bétail, capable d’assurer l’autosuffisance alimentaire durable et subvient à l’ensemble de ses besoins en céréales sèches et qui connaît des réussites notamment en cultures irriguées et au développement de l’élevage.

On l’a dit plus haut, l’agriculture est le premier employeur au Mali avec 80% de la population, les 20% restant sont employés dans l’industrie ou les services.

C’est aussi un pays en chantier : il existe de nombreux projets publics et privés dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics.

La demande est forte en matériaux de constructions et offre d’énormes possibilités d’investissement pour la fabrique de briques, cimenteries, chaux, peintures, plâtres, fer à béton, menuiserie bois et métallique pour bâtiments, fabrication d’appareils électriques, etc…

Cela nous prouve une chose : le Mali, pays possédant des richesses, est en pleine expansion.

Alors, pourquoi on accueille des « réfugiés » qui veulent soi-disant fuir une guerre qui n’existe pas ou trouver du travail qu’ils pourraient trouver dans leur pays ?

Et nos soldats ? Que font-ils réellement au Mali ? La guerre aux djihadistes, ou la protection des intérêts économiques de l’Europe et des grandes firmes multinationales ?

Je vous laisse faire votre propre idée, la mienne, à la lecture des documents consultés pour écrire ces quelques lignes, est faite : demandons le retour de nos soldats pour qu’ils agissent VRAIMENT en combattant avec nous, chez nous, l’engeance radicalisée qui pourrit la France de l’intérieur. On s’occupera des intérêts des multinationales ensuite, car notre mode vie, notre culture, nos valeurs, ont bien plus en rapport avec la vie et la sécurité de nos enfants qu’avec les courbes d’actions financières.

P.S : Je demande aux fans de Johnny de bien vouloir excuser mon calembour : mais, avouez qu’il est bien trouvé !

Bien à vous

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