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LE GÉNÉRAL GEORGE SMITH PATTON

George Smith Patton est né le 11 novembre 1885 à San Gabriel en Californie. Fils d’une famille aisée et petit-fils d’un officier général confédéré lors de la Guerre de sécession, Patton suivit un enseignement fondé sur la littérature, dispensé par ses parents.

C’est seulement en 1897 que Patton intégra le cycle scolaire « classique », sans savoir ni lire ni écrire mais avec un physique d’athlète.

 Il parlait, outre l’anglais, le français, et lisait les œuvres classiques grecques et latines (notamment Thucydide et Jules César). Il était un fin connaisseur de l’Histoire de France, de Grande-Bretagne et des États-Unis. C´était un brillant spécialiste de l´histoire militaire et un génial tacticien. Prévenant avec les femmes, il se conduisait en parfait gentleman et prenait si nécessaire leur défense.

Il est un des rares officiers à avoir remporté des batailles lors des deux guerres mondiales. Il s´est d’abord fait remarquer en tant que commandant quand il a combattu Pancho Villa au Mexique, et il a contribué à révolutionner les tactiques de guerre grâce à l´utilisation des chars pendant le premier conflit mondial. Malgré ses nombreux succès, son style d´expression direct, ses manières bourrues et son tempérament impulsif ont souvent provoqué la colère, voire des sanctions de la part de ses supérieurs.

 Jeunesse

Né le 11 novembre 1885 à San Gabriel, Californie, George Smith Patton, Jr. est le fils de George S. Patton, Sr. et de Ruth Patton. Étudiant passionné d’histoire militaire, le jeune Patton descend du brigadier général de la Révolution américaine Hugh Mercer et plusieurs de ses proches se sont battus pour la Confédération pendant la guerre civile. Durant son enfance, Patton a fréquenté l’ancien leader confédéré et ami de la famille John S. Mosby.

Les histoires de guerre du vieux vétéran ont contribué à alimenter le désir de Patton de devenir soldat. De retour chez lui, il s’inscrit au Virginia Military Institute en 1903 avant d’être transféré à West Point l’année suivante. Obligé de redoubler sa première année en raison de très mauvaises notes en mathématiques, Patton atteint le poste d’adjudant cadet avant d’obtenir son diplôme en 1909.

Affecté à la cavalerie, Patton participe au pentathlon moderne des Jeux olympiques de 1912 à Stockholm. Terminant cinquième au classement général, il retourne aux États-Unis et est affecté à Fort Riley, au Kansas. Là-bas, il conçoit un nouveau sabre de cavalerie et perfectionne les techniques d’entraînement. Affecté au 8th Cavalry Regiment à Fort Bliss, Texas, il participe à l’expédition punitive du brigadier général John J. Pershing contre Pancho Villa en 1916 où il est remarqué pour sa bravoure. Au cours de l’expédition, Patton mène la première attaque blindée de l’armée américaine en attaquant une position ennemie avec trois voitures blindées. Dans les combats, Julio Cardenas, un homme de main clé de Pancho Villa, est  tué.

Première Guerre mondiale

 Avec l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale en avril 1917, Pershing fait promouvoir Patton au poste de capitaine et emmène le jeune officier en France.

Désirant un commandement de combat, Patton est affecté au tout nouveau US Tank Corps. Il teste de nouveaux chars, et observe leur utilisation à la bataille de Cambrai à la fin de l´année 1917. Organisant la formation de cette unité au combat blindé, il s’entraîne avec des chars français Renault FT-17. Il obtient rapidement de l´avancement, et est nommé colonel de l’armée de guerre  et reçoit le commandement de la 1st Provisional Tank Brigade (plus tard la 304th Tank Brigade) en août 1918.

Combattant au sein de la 1ère armée américaine, il est blessé à la jambe lors de la bataille de Saint-Mihiel en septembre. En convalescence, il participe quand même à l’offensive Meuse-Argonne à l´issue de laquelle il reçoit  plusieurs distinctions. Après la guerre, il redevient capitaine de temps de paix et est affecté à Washington, DC.

L’entre-deux-guerres

À Washington, il a rencontré le capitaine Dwight D. Eisenhower. Devenus de bons amis, les deux officiers ont commencé à développer de nouvelles doctrines d´utilisation des blindés et à concevoir des améliorations techniques pour les chars. Promu major en juillet 1920, Patton travaille sans relâche pour la création d’une force blindée permanente. Au cours de ses affectations en temps de paix, Patton dirige une partie des troupes qui dispersent la «Bonus Army» à Washington en juin 1932. Promu lieutenant-colonel en 1934 et colonel quatre ans plus tard, il prend le commandement de Fort Myer en Virginie.

La 2nde guerre mondiale

Avec la formation de la 2e division blindée en 1940, Patton est désigné pour diriger la 2e brigade blindée. Promu général de brigade en octobre, il reçoit le commandement de la division avec le grade de général de division en avril 1941. Avant l´entrée en guerre des États-Unis, Patton forme au combat blindé sa division au « Desert Training Center », en Californie. Sous les ordres du Ier Corps blindé, Patton entraîne sans relâche ses hommes dans le désert pendant l’été 1942. À ce poste, Patton commande la Force opérationnelle alliée pendant l’opération Torch, suite au débarquement en Afrique du nord, et ses hommes capturent notamment Casablanca, au Maroc, en novembre 1942.

Un style de de commandement atypique

Cherchant à imposer une image et un style de commandement à ses hommes, Patton affiche un style détonant, « bling- bling » comme on le dirait actuellement, et porte souvent un casque lustré façon miroir, des pantalons et des bottes de cavalerie avec éperons, et une paire de revolver en 45 à crosse en ivoire. Voyageant dans un véhicule arborant ses étoiles, et des sirènes surpuissantes, ses discours sont souvent remplis de jurons et expriment de façon très imagée la confiance qu’ils place dans ses troupes. Alors que son comportement passe pour être très populaire auprès de ses hommes, Patton se laisse aller à des remarques cinglantes concernant les tactiques employées, avec son supérieur en Europe, le général Eisenhower, ce qui provoque des tensions importantes entre les différents commandants alliés qu’il n´hésitait pas à brocarder. Bien que tolérés pendant la guerre, sa nature expansive et son franc-parler lui ont valu d´être rapidement mis sur une voie de garage dès la fin des hostilités.

Afrique du Nord et Sicile

À la suite de la défaite du IIe Corps américain au col de Kasserine en février 1943, Eisenhower nomme Patton pour reconstruire l’unité, secondé par le général de division Omar Bradley. Assumant le commandement avec le grade de lieutenant général et conservant Bradley comme adjoint, Patton a travaillé d´arrache-pied pour restaurer la discipline et les capacités de combat du IIe Corps. Participant à l’offensive contre les Allemands en Tunisie, son unité a montré son efficacité. Reconnaissant la réussite de Patton, Eisenhower fait appel à lui pour l´aider à planifier l’invasion de la Sicile en avril 1943.

En juillet 1943, pour l’ opération Husky, la septième armée américaine de Patton débarque en Sicile avec la huitième armée britannique du général Sir Bernard Montgomery . Chargé de couvrir le flanc gauche de Montgomery alors que les Alliés se déplacent vers Messine, Patton s’impatiente lorsque la progression des troupes alliées piétine. Prenant l’initiative, il envoie des troupes au nord et s’empare de Palerme avant de se diriger vers l’est et la ville de Messine. Alors que la campagne alliée est conclue avec succès en août, Patton a gravement terni sa réputation en giflant le soldat Charles H. Kuhl dans un hôpital de campagne. Ne supportant pas l´épuisement suite aux combats, voire les blessures, Patton frappe Kuhl et le traite de lâche.

Europe de l’Ouest

Bien que tenté de renvoyer Patton chez lui, en disgrâce, Eisenhower, après avoir consulté le chef d’état – major, le général George Marshall, maintient finalement à son poste le fougueux général, après une réprimande, et des excuses publiques faites au soldat Kuhl. Sachant que les Allemands craignent Patton, sa réputation n´étant plus à faire,  Eisenhower le fait venir en Angleterre et le charge de diriger le First US Army Group (FUSAG). C´est une unité de commandement factice, qui fait partie de l’opération Fortitude ayant pour but de faire croire aux Allemands que le débarquement  allié en France auraient lieu dans le Pas de Calais. Bien que mécontent de perdre son commandement au combat, Patton remplit efficacement sa nouvelle mission.

À la suite du débarquement en Normandie, Patton est renvoyé au front en tant que commandant en chef de la Troisième Armée Américaine, le 1er août 1944. Servant sous les ordres de son ancien adjoint, Bradley, les hommes de Patton jouent un rôle clé dans l´invasion des terres normandes pour y établir une solide tête de pont. Débordant ensuite vers la Bretagne puis dans le nord de la France, la Troisième Armée contourne Paris, libérant de grandes portions de territoire. L’avance rapide de Patton est stoppée le 31 août à la périphérie de Metz en raison de la rupture de ses approvisionnements. Alors que la priorité de Montgomery est de soutenir l’opération Market-Garden, la progression de Patton s´arrête là, menant à une assez longue bataille pour libérer la ville de Metz.

Bataille des Ardennes

Au début de la bataille des Ardennes le 16 décembre, Patton commence à se déplacer vers les emplacements les plus fragiles de la ligne de front alliée. Cela permet, et c´est peut-être sa plus grande prouesse de la guerre, de rapidement orienter la troisième armée vers le nord et de soulager la 101e division aéroportée assiégée à Bastogne. L’offensive allemande étant contenue et finalement repoussée, Patton avance vers l’est à travers la Sarre et traverse le Rhin à Oppenheim le 22 mars 1945. Chargeant littéralement à travers l’Allemagne, les forces de Patton atteignent Pilsen, en Tchécoslovaquie, à la fin de la guerre, les 7 et 8 mai.

Après la guerre

La guerre étant terminée, Patton peut profiter d’un court voyage chez lui, à Los Angeles,  où il est mis à l´honneur, avec le lieutenant général Jimmy Doolittle, lors d´une prise d´arme et d´un défilé monumental. Assigné au poste de gouverneur militaire de Bavière, Patton est irrité de ne pas recevoir de commandement de combat dans le Pacifique comme il le demande avec insistance. Critiquant ouvertement la politique d’occupation alliée et estimant que les Soviétiques devraient être forcés de retourner à leurs frontières, Patton est relevé par Eisenhower en novembre 1945 et affecté à la quinzième armée, chargée d’écrire l’histoire de la guerre. Patton décède le 21 décembre 1945 des suites de blessures subies dans un grave accident de voiture 12 jours plus tôt, à Heidelberg, en Allemagne. Des doutes ont été émis sur les circonstances de l´accident qui ont conduit à sa mort.

Patton est inhumé dans le cimetière militaire américain de Hamm au Luxembourg, aux côtés des autres soldats de la 3e armée, conformément à sa volonté d’être enterré avec ses hommes.

Phrases célèbres de Patton :

Quand on fait quelque chose, on provoque des critiques chez trois catégories de personnes : 1) celles qui font la même chose ; 2) celles qui font le contraire ; 3) et surtout celles qui ne font rien.

Accepte les défis afin que tu puisses sentir l’euphorie de la victoire.

L’objet de la guerre n’est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d’en face meure pour le sien.

Il y a des moments où il est bon d’écouter sa peur et d’autres où il est plus sage de faire comme si elle n’existait pas.

Un bon plan qu’on peut mettre en œuvre maintenant vaudra toujours mieux qu’un plan parfait qu’on pourra mettre en œuvre la semaine prochaine.

JMD

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