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Le PIE X 26 ou « Taser »

Ensemble nous sommes plus fort


Comme beaucoup d’adolescents, j’ai découvert le premier pistolet électrique envoyant des électrodes en regardant le film  « L inspecteur ne renonce jamais », avec Clint Eastwood , nous étions au début des années 1980, l’arme n’était à l’époque qu’un gadget, mais dont tout le potentiel restait à découvrir…

Le PIE X 26 ( Pistolet à Impulsion Électrique ), moyen de force intermédiaire, démontre, statistiques à l appui, que son utilisation réduit considérablement les risques de blessures durant les interpellations, tant pour les intervenants qui sont menacés par les délinquants refusant d obtempérer, que pour les délinquants eux-mêmes, une décharge de PIE étant finalement bien préférable à la solution plus définitive de la balle de 9 mm Parabellum.

La désignation « Taser », que l’on emploie de manière erronée à toutes les sauces signifie « Thomas Appleton Swift’s Electric Rifle« , elle apparaît très tôt, dans les années 1970 aux USA.

Tom Swift était un jeune héros de bande dessinée qui inventait dans ses aventures diverses armes électriques…

Peu de gens savent que le terme qu’ils utilisent au quotidien est en fait un  » Trucmuche américain de bande dessinée »…

Après diverses études plus ou moins fructueuses, il faudra attendre 1999 pour voir apparaître la nouvelle arme avec une ergonomie proche de celle d’une arme de poing, on abandonne les matraques électriques trop fragiles et autres systèmes peu pratiques, excellents « sur le papier » mais bien peu réalistes dans le stress et la précipitations des utilisations sur le terrain .

Le M 26 est né, il possède une puissance de 26 Watts et son impulsion électrique provoque la rupture électro musculaire ( REM ou EMD en anglais ).

Le succès est immédiat aux USA parmi les Forces de l’ordre, en deux ans, ce sont plus de 1 000 services différents qui s’équipent de cette arme, réputée non létale, que l’on va utiliser sur des individus qui résistent aux interpellations, mais dont le comportement ou l’absence de possession d’arme ne justifie pas l’usage de l’arme à feu classique.

En septembre 2003, le X 26 fait son apparition, il s’agit de la quatrième génération de ce type d’arme, il est plus léger, plus compact et plus performant.

Le pistolet électrique « idéal » est en quelque sorte établi.

En 2004, la France réalise des tests assez poussés avec cette arme, et force est de reconnaître que l’arme répond avec brio à une certaine problématique.

La rupture électro musculaire est provoquée par une décharge de 50 000 Volts à très faible ampérage, (0,0021 ampère), elle désorganise temporairement la commande du système nerveux central sur le système musculaire.

La REM provoque une contraction involontaire de la masse musculaire exposée aux cycles d’impulsions, l’agresseur est alors incapable de coordonner ses mouvements, mais il ne perd pas conscience car la vue et l’audition restent parfaitement fonctionnelles.

Dès que la décharge cesse, l’individu retrouve ses facultés après un moment plus ou moins court selon son état.

L’impulsion délivrée se fait en deux phases distinctes :

_ La première est la « phase de l’arc« , qui génère un voltage de 50 000 Volts et qui passe les vêtements et fait office de conducteur, elle achemine la seconde phase et représente 90% de l ‘énergie .

_ La seconde est la « phase de stimulation« , qui comme son nom l’indique, perturbe le système nerveux, utilisant 10% de l’énergie totale .

Ce procédé permet au X 26 de disposer d’une puissance réduite à 5 Watts (somme des impulsions en 1 seconde).

L’arme s’utilise de deux manières distinctes :

_ Au contact de l’agresseur :

Il faut impérativement retirer la cartouche à son extrémité ou que celle-ci soit déjà tirée.

L’intervenant pose alors directement la bouche de l’arme contre le corps de l’adversaire puis il lui délivre un choc électrique.

Attention, ce mode « contact » ne provoque pas la rupture électro musculaire, l’effet de neutralisation est atténué, disons qu’il indispose très énergiquement.

C’est moins efficace.

_ A distance , à moins de 10 mètres , l’effet REM est optimal.

La cartouche au bout de l’arme renferme une capsule propulsive d’azote comprimé à 1 800 PSI, elle projette deux aiguillons métalliques reliés à un fil conducteur isolé.

Il y a des codes couleurs, la Verte permet des atteintes à 7,50 mètres, l’orange à 10,60 mètres et la bleue est réservée à l’instruction .

La vitesse des aiguillons est de 50 m/s à la sortie de l’arme.

Sur cette arme, vous retrouverez divers accessoires, en fonction des administrations utilisatrices, comme des lampes d’éclairage, des marqueurs laser ou encore des caméras portatives, qui serviront à justifier l’utilisation de l’arme pour les débriefings ou en cas de litiges de plus en plus fréquents.

L’arme possède une puce intégrée inaccessible sans détruire l’arme qui garde en mémoire toute ses utilisations avec la date et l’heure pour d’éventuels contrôles.

L’arme fonctionne sans problèmes aux températures extrêmes de -20 ° à +50 degrés et la batterie se recharge sur une prise classique de 220 Volts, elle a une autonomie de 100 tirs environ avec une heure d’enregistrements.

Il reste à préciser que c’est une arme de catégorie B (comme un 357 magnum) soumise à autorisation.

LPN

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