contact@lameutefrance.fr

Il nous reste les mots

C’est le titre d’un livre qui promet d’être intéressant. Dans une interview, Georges Salines explique qu’on lui reproche sa « non haine » envers le père du djihadiste qui à tué sa fille au Bataclan. Mais il voulait comprendre, et il a entendu la détresse d’un autre père qui était dans l’incompréhension du geste de son propre fils.
Là est aussi le vrai combat contre le radicalisme islamique : comprendre, s’écouter, échanger, se respecter.
L’un est l’autre ont perdu un être cher, voilà la véritable leçon qui doit être retenue. L’un sous les balles et la haine, l’autre, par la perversion d’un radicalisme intolérant.
Je me pose la question, la même en fait que Georges Salines, quand on lui reproche d’avoir co-écrit un livre avec le père d’un djihadiste : « Et vous ? Qu’avez-vous fait contre le radicalisme ? ».
Aux parents, aux familles de victimes, toutes couleurs, religions, nationalités confondues, parce que la haine islamique est aveugle à en abattre ceux qui ont la « même », religion, sauf qu’elle est différente, sauf que la leur est assoiffée de sang parce que pervertie par des hommes sans foi.
Ce témoignage, comme celui de Mr Dujardin, que j’ai eu l’honneur de rencontrer, et d’écouter ses messages, ne sont que des appels à tous les autres, à nous : que faisons-nous contre le radicalisme islamique ? Que faisons nous pour que cela ne se reproduise pas ? Pour que chaque parent retrouve, le lendemain, son enfant, son frère, son père, sa mère, sa sœur, en vie.


Il ne suffit pas de lever le poing, de brandir le fer meurtrier, ou des « panneaux ».

Il ne suffit pas de s’épancher en invectives inutiles sur des réseaux asociaux.

Nous devons être lucides, autant que déterminés, ne pas être intolérant injustement, mais réfléchis, afin de ne pas nous tromper, afin de ne pas être aveugle, au moment crucial… Et de ne pas devenir ces bêtes immondes, transformés par le radicalisme.
Et pourtant, si on se laisse aveugler par la haine, c’est bien ce qui nous attend. Comment pourrions-nous vivre, nous considérer alors, après ça ?


Le patriotisme n’est pas affaire de racisme, d’intolérance, ou quoi que ce soit d’autre dont certains veulent nous en attribuer les tares. C’est une affaire de liberté, de sécurité d’un peuple, de l’ensemble du peuple d’une nation ou chacun peut vivre sereinement, avec les autres. Et nous avions retrouvé cette unité de la république, nous avions été un peuple de France unis, lorsque l’horreur s’est abattue sur nous.
Mais depuis, le radicalisme, l’intégrisme, nous ont séparés. L’inertie aveugle, elle aussi, d’un gouvernement trop lâche, trop peureux d’être taxé de ce racisme, nous a séparés. Et le peuple unis à éclaté. Et on pointe un doigt tremblant de rage et de haine sur les patriotes, les pères, dans cette volonté lâche de ne pas dire les mots.
« Et vous, qu’avez-vous fait ? », car c’est à chacun de nous de prendre la responsabilité de s’engager, et de lutter contre ce radicalisme, aux élus de prendre leurs courage à deux mains et enfin agir physiquement pour nous protéger, avant qu’à vous aussi, à nous aussi, il ne reste que les mots…


J’ai rejoins, vous le savez, un groupe lucide qui veut réunir ceux qui refusent ce radicalisme, je me suis engagé dans cette lutte, parce que père, j’ai été touché par la détresse des autres pères, parce que français j’ai été frappé par cette clameur qui disait « ensemble contre la haine », parce que j’ai pleurer, en silence, devant les gerbes de fleurs et les mots d’enfants, je me suis juré de donner à la France, ma France, et la vôtre, mon engagement, avec une juste haine pour ces bêtes sans foi, mais aussi, avec la bienveillance de ma propre foi en mon pays et en ceux qui vivent en lui.
Et vous, qu’avez-vous fait… qu’allez-vous faire ?


(R.P, membre de La Meute France)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *