Les oubliés de l'info

Roger PAQUET on 06/10/2018 12:02

Les oubliés de l'info.
Je pose la question : "Qui a eu des nouvelles, récentes, de nos soldats de l'opération Barkhane ?". Parce que, mine de rien, j'ai beau chercher, peau de balle dans les infos ! Pourquoi ? La chasse aux djihadistes dans le désert doit être tenue sous silence ? Pour ne pas froisser ces gentils radicalisés qui occupent le territoire National en courant librement dans tous les sens ? Nous cache-t-on quelque chose ? Ce qui ne serait guère étonnant vu le nombre de "secrets" qui ont été révélés depuis 3 mois !
Il se trouve, que, incontinent, j'ai trouvé des infos sur cette opération fortement médiatisé au début, dans une tentative désespérée de "sauver" la face d'un président déjà déchu. Le nouveau ne faisant guère mieux, méprisant bien haut nos forces armées depuis 1 an et demi en ne leur fournissant aucun soutien, et en faisant des restrictions de budget en total désaccord avec l'effort demandé à ces hommes et femmes engagés aux 4 coins du monde.

Le 27 septembre, 120 parachutistes du 2ème REP et du GCP ont été largués au-dessus de Ménaka (nord-est du Mali), l'une des zones les plus instables du pays.
80 ont été largués d'un C-160, et 40, pour la première fois, d'un A400-M en opération (par l'arrière). En service depuis 2013, cet appareil ne peut toujours pas effectuer de largage par les portes latérales, une capacité pourtant promise à terme par Airbus.
Selon une source, la semaine précédente, les forces spéciales ont accroché un Groupe Armé Terroriste, dans cette zone d’activité intense, faisant au moins deux mort côté GAT et 3 de nos soldats blessés. (le TIC, le résultat et le nombre de blessé n'ont toujours pas été confirmé par l'EMA)
C'est aussi dans ce secteur que le 25 septembre, 12 civils ont été tués par "un groupe armé non identifié", à environ 45 km à l'ouest de Ménaka, près d'Inekar.
(ASAF, source AFP, Le figaro)

Comment nos soldats peuvent-ils être efficaces alors que le matériel n'est pas à la hauteur ? Les restrictions imposées par des courtes vues, les rotations exigées, engendre une situation ou se sont des soldats sous et mal équipés, fatigués, qui ont un sentiment d'abandon et ne voient pratiquement pas leurs familles, engagées dans un combat que l'on cache sous le tapis pour ne pas avouer son incapacité à prendre en compte une menace externe, puis, surtout, interne.
L'un de ses paras me confiait, il y a quelques mois, sa fatigue, son incompréhension et surtout sa colère de se sentir "impuissant", ne comprenant pas le sentiment de défiance de la part des Français qu'il est censé protéger, malgré son désir de continuer, "parce que je me suis engagé pour défendre et protéger mon pays, mais je suis fatigué, entre les OPEX et Sentinelle, on voit nos familles une fois tous les 6 mois. C'est dur..." (dixit).
Ne les oublions pas, ne laissons pas tomber dans l'oubli cynique de retours anonymes ces soldats qui œuvrent pour notre liberté et notre sécurité.

BuckRogers

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